Tout savoir sur l’assurance-vie

Dans cet article, je vais vous indiquer tout ce qu'il faut savoir sur l'assurance-vie : ses caractéristique principales, 10 conseils pour bien choisir son contrat et quels sont les meilleurs contrats en ligne.

L’assurance-vie est le moyen d’épargne préféré des français : le total des encours de contrats dépasse 1650 milliards en juin 2017, en hausse de 3% sur un an. En comparaison, les livrets A et les livrets de développement durable totalisent à peine 370 milliards.

Grâce aujourd’hui aux contrats multi-supports, l’assurance-vie est un placement idéal car elle donne accès à une grande diversité de placements avec une fiscalité avantageuse. Mais encore faut-il bien maîtriser le produit pour en tirer tous les avantages : quelle est la fiscalité appliquée, comment faire du contrat d’assurance-vie un outil de transmission patrimoniale, quels supports choisir, comment gérer son épargne ?

Cette fiche technique répond à ces questions, donne des conseils pour bien choisir son contrat et fait le comparatif des 10 meilleurs contrats d’assurance-vie en ligne.

Sommaire de l'article :

Les principales caractéristiques d’un contrat d’assurance-vie

Qu’est-ce qu’un contrat d’assurance-vie ?

En souscrivant un contrat d’assurance-vie, l’assuré confie son épargne à un assureur ou à une banque pour une durée déterminée (en général 8 ans). Celui-ci s’engage, à la fin de contrat (le terme) à reverser la somme épargnée assortie des intérêts obtenus. L’objectif de l’assurance-vie est d’abord de faire un placement sûr et rentable mais c’est également un moyen de préparer sa retraite et de garantir des fonds à sa famille.

C’est d’abord un placement

Les contrats d’assurance-vie permettent de faire fructifier une épargne. Celle-ci est actuellement rémunérée 2% pour un placement sans risque. Au terme du contrat, l’épargne est reversée sous forme de capital si l’assuré est en vie. Ce capital peut être reversé en une seule fois ou de manière fractionnée. Il est à noter que les fonds sont disponibles à tout moment mais un retrait avant l’échéance est sanctionné par des pénalités financières portant sur les intérêts. Certains contrats imposent une durée minimum entre le premier versement et le premier retrait.

C’est un moyen de préparer sa retraite

Au terme du contrat, l’épargne peut également être reversée sous forme de rente viagère jusqu’au décès de l’assuré. L’assurance-vie devient alors un moyen de compléter la pension de retraite puisque l’assureur garantit un complément de revenu à vie.

Il permet également de garantir des fonds à sa famille

En effet, si l’assuré décède durant la durée du contrat, la rente ou le capital sont versés à un bénéficiaire désigné dans le contrat qui peut être un membre de la famille ou une personne tierce. L’assurance-vie constitue alors une garantie pour les proches de l’assuré.

L’avantage principal de l’assurance-vie : une fiscalité avantageuse

En cas de récupération du capital investi en assurance-vie, la taxation porte sur la plus-value (différence entre les fonds reversés au titulaire et le montant des versements effectués) selon les modalités suivantes :

La fiscalité des contrats de plus de 8 ans

La plus-value est soumise à l’impôt sur le revenu ou à un prélèvement libératoire de 7.50% (solution en général plus favorable) après abattement de 4600 € (personne seule) ou 9200 € (couple). Les titulaires peuvent effectuer des rachats partiels sur plusieurs années afin de bénéficier plusieurs fois de l’abattement.

La fiscalité des contrats de moins de 8 ans

La plus-value est soumise à l’impôt sur le revenu ou à un prélèvement libératoire de 15% (retrait effectué entre la 4ème et la 8ème année) ou de 35% (retrait effectué avant la 4ème année).

 

Les cas d’exonération partielle d’impôt

Si le contrat se dénoue par une rente viagère, ces rentes sont soumises au barème progressif de l’impôt sur le revenu après application d’un abattement qui dépend de l’âge du bénéficiaire au moment du premier versement : 70% pour les plus de 69 ans, 60% de 60à 69 ans, 50% de 50à59 ans, 30% en deçà de 50 ans.

Les cas d’exonération totale d’impôt

La plus-value est exonérée d’impôt quand la clôture du contrat résulte du licenciement, de la mise à la retraite anticipée du titulaire, ou d’une invalidité empêchant toute activité professionnelle du titulaire ou de son conjoint.

Un outil de transmission patrimoniale

La règle standard

En cas de décès, si le bénéficiaire est le conjoint survivant ou le partenaire pacsé, les contrats échappent à toute taxation (hors prélèvements sociaux sur les multi-supports)

En cas de décès, si le bénéficiaire n’est pas le conjoint survivant, il faut distinguer les contrats souscrits avant le 20/11/1991 et ceux souscrits après.

Pour les contrats souscrits avant le 20/11/1991, tout versement avant le 13/10/1998 est exonéré d’impôt, tout versement après le 13/10/1998 est exonéré d’impôt dans la limite de 152500 €, subit une taxe de 20% de 152501€ à 825500 €, une taxe majorée de 31.25% au-delà

Pour les contrats souscrits après le 20/11/1991, la règle fiscale est la même sauf pour les versements effectués après 70 ans qui entrent dans la succession (les gains résultant des versements effectués après 70 ans sont exonérés totalement d’impôts)

 

L’optimisation fiscale du contrat d’assurance-vie

Il est possible de « démembrer » cette clause bénéficiaire au profit d’un usufruitier (par exemple le conjoint survivant qui disposera librement du capital en cas de décès) et d’un nu-propriétaire (par exemple les enfants qui récupéreront le capital, après décès du titulaire et de l’usufruitier, en franchise de droits sur la succession).

La possibilité de favoriser un héritier

Si l’épouse est le bénéficiaire, au décès du titulaire du contrat, l'épouse reçoit la totalité de l’épargne sans respecter les parts minimales réservées aux enfants car sur le plan légal, le contrat est « extérieur » à la succession.

Choisir le type de support d’investissement : sécurité ou rentabilité ?

Le rendement d’un contrat d’assurance-vie est plus ou moins performant selon les supports sur lesquels est placée l’épargne. Comme dans tout placement, la contrepartie de la performance est le risque : le placement sans risque est peu performant, la performance implique un part de risque et dans certains cas, la possibilité de perte en capital.

Les fonds en euros garantissent le rendement

Les fonds en euros captent environ 80% des investissements. Les produits financiers présents dans le contrat sont principalement des obligations et également des produits monétaires et de l’immobilier. Les variations de la bourse n’ont pas d’effet sur ce placement. Chaque année, les intérêts sont versés sur le contrat au 31/12. Les intérêts acquis par le souscripteur sont définitivement acquis. Le rendement d’un fonds en euros se compose d’un taux minimum garanti et de la participation aux bénéfices.

L’avantage principal est la totale sécurité du capital. Par contre les rendements, garantis par l’assureur, sont faibles et en diminution. Et l’investisseur est coincé dans son choix initial de placement. Ce sont les raisons pour lesquelles ce type de contrat n’est presque plus commercialisé aujourd’hui.

Les fonds en unités de compte peuvent être performants mais sont risqués

L’épargne n’est plus investie dans une somme d’argent comme dans les deux premiers mais dans un nombre d’actions, d’obligations ou de parts de sociétés immobilières.

Les actions et les obligations sont regroupées au sein d’OPCVM (organisme de placement collectif en valeurs mobilières). Il en existe de nombreuses formes d’OPCVM : monétaires, actions, obligations, fonds à formule et diversifiée… Elles sont regroupées sous deux formes juridiques distinctes, les SICAV (société d’investissement à capital variable) et les FCP (fonds communs de placement).

Pour l’immobilier, il existe de nombreux supports tels les OPCI (organismes de placement collectif immobilier), les SCPI (société civile de placement immobilier) ou les SCI (société civile immobilière).

L’avantage est la diversification de l’investissement, le choix entre plusieurs fonds thématiques et des rendements attractifs. Par contre, le capital n’est pas garanti, seul le nombre d’unités de compte l’est. il y a des possibilités de perte si la Bourse baisse. Il faut donc choisir soigneusement des fonds de qualité.

 

Les fonds multi-supports : un bon équilibre entre sécurité et performance

Ce sont les contrats les plus commercialisés aujourd’hui : les placements se partagent entre fonds en euros et fonds en unités de compte ce qui permet de panacher le risque en tirant parti de la sécurité des fonds en euros et des meilleurs rendements des fonds en unités de compte.

Depuis l’amendement Fourgous (2005), l’épargne peut être réorientée au sein d’un même contrat sans que l’antériorité fiscale ne soit touchée : des arbitrages peuvent être faits entre les différents supports à tout moment. En cas d’orientation négative des marchés financiers, l’épargne peut être donc rapatriée sur les fonds en euros.

Les nouveaux fonds euro-croissance garantissent un capital au terme du contrat

Depuis 2014, un nouveau type de contrat d’assurance-vie vient compléter les contrats en euros et les contrats en unités de compte, c’est le contrat euro-croissance. Le capital est garanti en totalité (fonds euro-croissance) ou de manière partielle (fonds croissance) au bout des 8 ans. Le gestionnaire du fonds peut ainsi orienter une partie de l’épargne de manière plus risquée. Les produits financiers dans le contrat sont ceux du marché financier, avec une appétence pour ceux plus risqués. Le rendement peut être très attractif si l’investisseur accepte un risque élevé.

Toutefois, il faut faire attention au frais prélevés durant la durée du contrat : en cas de mauvaises performances, l’assuré récupéra l’intégralité de son capital … moins les frais.

Les types de gestion des contrats d’assurance-vie

Il existe deux types de gestion du contrat d’assurance-vie, la gestion libre ou la gestion sous mandat, qui correspondent à deux profils d’investisseurs : le premier souhaite garder la maîtrise de son épargne, le second fait confiance à un spécialiste qui s’occupe de la gestion moyennant des frais supplémentaires.

La gestion libre

Il est possible d'investir dans un contrat d'assurance vie sous 3 formes :

D’abord le versement initial : Il correspond au premier versement lors de la souscription au contrat. Il peut être émis par chèque, virement ou prélèvement automatique (selon les compagnies d'assurance vie). Le montant peut être variable selon les contrats. Certains assureurs fixent le niveau du premier versement à un niveau élevé pour sélectionner leur clientèle et leur proposer par la suite des services sur mesure. Un premier montant peu élevé a l’avantage de permet de tester son contrat sans grand engagement financier.

Ensuite les versements complémentaires libres : une somme d’argent peut être placée dans le contrat d'assurance vie à n’importe quel moment.

Il est également possible de faire des versements complémentaires programmés : un montant et une fréquence qui peut être mensuelle, trimestrielle, semestrielle ou annuelle sont programmés. Les versements sont automatiquement prélevés par l'assureur sur le compte. A tout moment ces versements peuvent être interrompus ou la fréquence et le montant modifiés sans incidence fiscale pour le contrat.

Enfin, pour les contrats multi-supports, il est possible de réorienter soi-même son épargne d’un fonds à un autre sans que la fiscalité ne soit impactée.

Le mandat de gestion

Dans les contrats multi-supports, le souscripteur n’a pas toujours le temps ni les connaissances suffisantes pour opérer aux arbitrages nécessaires entre les différents fonds à sa disposition. Il peut alors opter pour une gestion sous mandat, c’est-à-dire qu’il confie la gestion du contrat à l’assureur qui va lui-même sélectionner les supports en fonction d’un profil défini à l’avance par le souscripteur : du profil prudent au profil « dynamique », les contrats multi-supports sous gestion offre aujourd’hui beaucoup de variantes.

Il est en général possible de passer de la gestion libre à la gestion sous mandat.

A savoir : les contrats d’assurance-vie non réclamés

L’assureur a l’obligation de rechercher les bénéficiaires des contrats arrivés à échéance lorsqu’ils ne se sont pas manifestés.  Toutefois, il ne montre pas un grand empressement : à ce jour, il existe plus de 800 millions d’euros investis en assurance-vie qui attendent d’être réclamés.  Depuis janvier 2016, la loi Eckert impose un recensement annuel des contrats d’assurance-vie non réclamés et l’information annuelle des souscripteurs et des bénéficiaires de ces contrats. La loi impose le transfert des sommes non réclamées à la caisse des dépôts et des consignations au-delà d’un délai de 10 ans, à compter de la date de connaissance du décès par l’assureur ou du terme du contrat.

Toute personne pensant être bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie souscrite par une personne décédée peut s’adresser à l’AGIRA (association pour la gestion des informations sur le risque en assurance). De même, le site Ciclade permet de rechercher les contrats versés par les assureurs à la Caisse des dépôts et Consignations.

 

10 conseils pour bien choisir son contrat d’assurance-vie

Contrairement au livret A ou au PEL (Plan d’épargne logement) dont les conditions de fonctionnement sont identiques d’une banque à une autre, il existe des centaines de contrats d’assurance-vie tous différents les uns et des autres. Il faut savoir qu’une fois ouvert, le contrat d’assurance-vie n’est pas transférable. Il vaut mieux réfléchir à deux fois avant d’en ouvrir un.

Sélectionnez un assureur de confiance

C’est l’assureur qui va garantir le capital confiant et qui s’engage sur un rendement. Il vaut mieux faire confiance à des grands noms de bonne réputation qui interviennent en assurance-vie comme CNP Assurances, PREDICA (CréditAgricole), AXA, Cardif, SURAVENIR et ACM vie (toutes deux filiales du Crédit Mutuel), Sogécap (Société Générale), GENERALI, AVIVA

Les contrats proposés par les banques sont quelquefois mal traités : elles servent des petits rendements aux vieux contrats pour booster le taux des offres plus récentes. Cela permet de renouveler leur offre régulièrement afin d’attirer des nouveaux clients.

Repérez les contrats en euros avec un bon rendement

L’assurance-vie est d’abord un placement. La qualité d’un contrat tient donc d’abord à sa performance.

Les fonds en euros sont majoritairement investis en obligations, en particulier celles émises par les Etats, pour garantir à 100% la sécurité du capital. Selon l’institut Good Value  for Money, en 2016 les obligations d’Etat représentaient 82% de ces fonds.

Toutefois, la contrepartie de cette sécurité est le rendement. En effet, les nouvelles obligations d’Etats à 10 ans sont émises aux alentours de 1%. Le rendement moyen des fonds en euros a été de moins de 2% en 2016.

Mais certains contrats, possédant d’anciennes obligations avec un meilleur rendement, atteignent encore 3% et sont donc d’excellentes opportunités. En dessous de 1.50%, on peut considérer que le taux de rendement est décevant.

N’oublions pas que la durée optimale de détention pour des raisons fiscales est de 8 ans ou plus. Le rendement de certains contrats peut avoir été boosté artificiellement le temps d’une campagne commerciale. Il est préférable de comparer les rendements sur les 8 dernières années afin de s’assurer de leur bonne régularité et donc de la qualité du contrat, même si les rendements passés ne présagent par ceux de l’avenir.

Optez avec prudence pour les nouveaux fonds en euros « dynamiques »

Pour contrer la baisse de rendement des fonds en euros classiques, les assureurs proposent une nouvelle formule : les fonds en euros « dynamiques ». Le fonds est composé de 70% en obligations et de 30% en actions ou en immobilier pour dynamiser la performance.

Ce sont des fonds qui reposent sur la gestion « à coussin » qui consiste à séparer l’allocation du fonds en 2 parties : l’une majoritaire composée d’actifs peu risqués et l’autre, minoritaire, censée générer un rendement supérieur. En général, toute performance positive est mise de côté sur la partie sécurisée et toute perte est limitée par la coupure des positions. Ainsi, le capital ne peut pas être touché.

Les rendements sont ainsi boostés : Serenipierre atteint 3.60% en 2016, Suravenir opportunités 3.10%.

Mais l’épargnant doit accepter une part de risque car les performances peuvent être irrégulières. Par exemple, le fonds Néo Euro Garanti (assureur : Spirica) est passé de 3.63% en 2015 à 1.82% en 2016. De même pour le fonds EuroSélection (assureur : Spirica), passé de 2.81% en 2015 à 0.49% pour 2016. Ou pour le fonds Euroconviction (AEP – BNP Paribas Cardif) qui chute de 3.24% en 2015 à 0.48% pour 2016.

Complétez les fonds en euros par des fonds en unités de compte

Certains assureurs restreignent l’accès à leur fonds en euros car il est impossible aujourd’hui de placer les sommes collectées sans dégrader fortement la performance du portefeuille. Ils orientent les épargnants vers les supports en unités de compte qui permettent de compléter les fonds en euros.

Les fonds en unités de compte présentent des performances intéressantes sur le long terme : 4.39% par an en moyenne sur 20 ans, ce qui compense le faible rendement du fonds en euros.

Attention! L’assureur garantit seulement le nombre d’unités de compte mais pas leur rendement : le risque est supporté par l’épargnant.

Choisissez un contrat multi-support avec un grand choix de fonds

Il faut s’assurer que le contrat propose un nombre important de supports afin de diversifier le portefeuille et opérer les arbitrages adéquats. Les fonds doivent être de bonne qualité et diversifiés : fonds en euros, bien sur, mais également fonds en actions, en obligations, fonds immobilier, trackers pour suivre les indices.

Toutefois, en comparant les contrats, on s’aperçoit que ce sont toujours les mêmes fonds qui sont proposés. Une dizaine de fonds sont présents dans 2 contrats multi-supports sur 3. Si on prend l’exemple du fonds actions EDR Tricolore Rendement, on le retrouve dans 233 contrats !

Ce sont toutefois des fonds avec une bonne notoriété, gérés par des grandes sociétés réputées comme le groupe Edmond de Rothschild, Carmignac Gestion ou DNCA Finance SA. S’ils deviennent incontournables dans tout contrat multi-support qui se respecte, il faut toutefois vérifier leur performance présente, certains étant loin de leur performance passé comme DR Tricolore Rendement et Carmignac Investissement.

Pratiquez les arbitrages automatiques

Beaucoup de contrats multi-supports proposent cette solution. On peut programmer une décision d’arbitrage qui se déclenchera automatiquement dans des circonstances que l’on a définies à l’avance.

Par exemple, pour sécuriser vos gains, une vente d’un fonds se produit automatiquement dès qu’il y a une hausse de 5% ou 10%.

Autre exemple, pour limiter les pertes, dès que la valeur du fonds descend, une vente automatique se produit.

Enfin troisième possibilité, le rééquilibrage : à une périodicité définie à l’avance, tous les mois ou tous les trimestres, prise de bénéfices sur les supports qui ont performé et réinvestissement sur les supports en baisse.

Offrez-vous la gestion pilotée

Certains contrats proposent une aide à la gestion du portefeuille : la gestion sous mandat ou gestion pilotée. Celle-ci est assurée par l’assureur qui détermine l’allocation d’actifs en fonction de votre profil, défini au moment du choix de ce mode de gestion et en fonction de ses analyses de marché.

Par exemple, Boursorama vie propose 4 types de mandat : défensif avec une performance nette de 5.17% en moyenne sur 5 ans, équilibré avec une performance de 7.12%, dynamique avec une performance de 8.41% et offensif avec une performance de 8.33%, avec des allocations d’actifs différentes d’un mandat à l’autre.

Il faut savoir que ces performances ne sont pas garanties par l’assureur et qu’elles ne sont pas permanentes.

De plus, cette gestion pilotée est facturée en sus des frais de gestion habituels : un pourcentage supplémentaire est appliqué aux unités de compte présentes dans le mandat de gestion.

Minimisez les frais

Les frais sont certainement le premier défaut des contrats d’assurance-vie : ils sont gourmands en frais de toutes sortes, frais sur versements, frais de gestion, frais de support, frais d’arbitrage. Mieux vaut savoir les détecter et… les négocier.

 Les frais de versement

Certains contrats présentent des frais de versement qui peuvent aller jusqu’à 5% ! Ils obèrent d’autant le rendement. C’est le cas de contrats commercialisés par la Caisse d’épargne (Nuances 3D, Nuances plus, 5%), par la BRED (EvoluVie, 5%), par AXA (Arpèges 4.85%), par Allianz (Idealis, 4.80%). Ils sont importants dans l’univers de la gestion de patrimoine et dans les réseaux d’assureurs. Ils peuvent être négociés.

A l’inverse, les contrats proposés en ligne permettent de les éviter. Ce sont des contrats sans frais. Ils nécessitent par contre une certaine autonomie de la part de l’investisseur.

Les frais de gestion

Mais les frais les plus importants sont les frais de gestion car ils ont lieu tous les ans. Ils permettent de rémunérer l’assureur et ne sont pas négociables. Ils s’échelonnent entre 0.5% et 1%. Les frais sur les contrats en euros sont de 0.60% par an en moyenne, tandis que ceux sur les contrats multi-supports sont de 0.80%.

Il faut donc être vigilant : entre un contrat avec 0.5% de frais et un contrat avec 1% de frais, c’est une perte en capital de 5% sur 10 ans.

Les frais de support

Pour les contrats investis en unités de compte, il faut payer les frais de gestion du fonds qui peuvent atteindre 2 à 3% par an. Ce sont des frais supplémentaires qui ne sont pas négociables. Entre tous les fonds proposés par l’assureur, il est donc important de repérer ceux les moins chargés en frais.

Les frais d’arbitrage

Pour les fonds multi-supports, lorsqu’on vend un fonds pour acheter un autre, des frais d’arbitrage sont appliqués dont le montant peut monter à 1% de la valeur des sommes arbitrés.

De plus, certains contrats ajoutent un montant de frais forfaitaire qui paralyse alors toutes velléités d’arbitrage. Ils sont à éviter.

Certains contrats offrent plusieurs arbitrages gratuits par an et les contrats en ligne ne facturent pas ce type de frais

Trouvez des contrats accessibles

Le ticket d’entrée de certains contrats peut être élevé et atteindre quelques dizaines de milliers d’euros, voire quelques centaines de milliers d’euros pour les contrats proposés par des conseillers en gestion de patrimoine à une clientèle aisée.

Opter pour un contrat avec un versement minimum à l’ouverture et des versements complémentaires peu élevés. Cela offre l’avantage de l’accessibilité à tous et donne l’occasion de tester le contrat avec une mise de départ faible.

De plus, il faut savoir que le nombre de contrats possédés par un épargnant n’est pas limité : cela donne l’occasion de diversifier son épargne dans des contrats aux caractéristiques différentes.

Il est aujourd’hui possible d’ouvrir un contrat sur internet (voir notre étude) avec 100 € et opter pour des versements libres de 25 €.

N’oubliez pas les options de prévoyance

Ce sont des options qui permettent de garantir un montant minimum en cas de décès du titulaire.

La garantie plancher est l’option la moins chère et la plus courante : la valeur minimale redistribuée en cas de décès est le total des versements effectués sur le contrat.

La garantie cliquet assure au souscripteur la transmission de la valeur la plus haute atteinte par le portefeuille.

Enfin, la garantie majorée, plus rare et plus chère, permet de fixer le montant à assurer.

Les 10 meilleurs contrats d’assurance-vie en ligne

L’offre des contrats d’assurance-vie s’est déployée à partir des années 2000 sur internet et on compte aujourd’hui plus d’une cinquantaine de contrats en ligne.

Mais ces contrats ne représentent que 2 à 3% de la collecte car les épargnants rechignent à confier leur épargne à un courtier inconnu sur une longue durée. En effet, la fiscalité impose une durée de détention de 8 ans minimum pour être attractive, il faut donc engager son épargne et faire confiance sur toute cette période.

Des contrats sans risque

Ces contrats ne sont pas plus risqués que les contrats souscrits en face à face avec un assureur ou un banquier. Les courtiers en ligne n’ont pas le droit d’encaisser les sommes qui vont directement dans les livrets de l’assureur. Les principaux assureurs qui opèrent dans ce domaine sont Générali, Suravenir (filiale du crédit mutuel) et Spirica (filiale du Crédit agricole) qui sont des assureurs connus et reconnus.

Le seul risque est la faillite du courtier en ligne. Dans ce cas, l’épargnant n’a plus accès aux services internet mais son épargne reste à l’abri, dans les livres de l’assureur qui la gère. Elle sera soit transférée à un nouveau courtier en ligne, soit gérée en direct par l’assureur.

Des contrats les plus attractifs du marché

Les assurances-vie du net sont les plus attractives du marché grâce à leurs fonds en euros performants, leur frais au plancher (toutes ont supprimé les frais d’entrée sur le premier versement qui peut encore atteindre 5% pour des contrats classiques) et leur gamme de fonds en unités de compte susceptibles de répondre à tous les besoins. Pour les investisseurs autonomes, ce sont sans contestation possible les meilleurs contrats. Notre étude le démontre.

La méthodologie de notre classement

Il existe plus de 40 contrats d’assurance-vie en ligne et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Nous avons sélectionné 4 critères pour départager ces contrats : le rendement du fonds en euros qui témoigne d’une bonne gestion, le nombre de supports en unité de compte qui permet la diversification, le montant minimum de versement qui facilité l’accès et enfin les frais qui doivent être bien sur les plus bas.

Ces 4 critères sont traités à égalité. Le meilleur contrat est celui qui obtient le meilleur classement dans ces 4 domaines.

Le rendement du fonds en euros des contrats en ligne

Si l’on accepte de prendre un risque et de placer 30% de son épargne sur des fonds en unités de compte, certains assureurs en ligne proposent un excellent taux pouvant aller jusqu’à 3.10% en 2016, frais de gestion déduits. Rappelons que le taux moyen en 2016 a été de moins de 2%.

Quatre contrats se détachent du lot : Fortuneo vie, LinXea Avenir, Monfinancier Retraite vie et Puissance avenir. Ils proposent un taux de 3.10% si l'épargnant accepte de placer 30% en unités de compte. Sinon, la performance de vient plus médiocre puisqu'elle atteint tout juste 2.30%.

Le nombre de supports proposés en unités de compte des contrats en ligne

Plus le choix est important, plus les possibilités de diversifier son épargne seront importantes. Cette diversification est d’autant plus importante que les assureurs obligent à orienter 30% de l’épargne vers des supports en unités de compte pour bénéficier d’un taux garanti élevé sur le fonds en euros.

Les meilleurs contrats offrent un choix pléthorique : 800 OPCVM pour Darjeeling, 670 pour Monfinancier Retraite vie, 550 pour LinXéa Avenir.

La contrepartie de cette offre abondante est la nécessaire autonomie de l’épargnant qui doit choisir lui-même les fonds les plus adéquats en fonction de son goût du risque.

Les montants minimum des versements des contrats en ligne

Le versement initial doit être le plus bas possible pour que le contrat soit accessible à toutes les bourses. Dans ce domaine, les contrats d’assurance-vie sur internet remplissent parfaitement cet objectif puisque le montant minimum de souscription démarre à 100 €. Et l’on peut commencer à se constituer une épargne à partir de 25€/mois.

Rappelons qu’il est possible de souscrire autant de contrats d’assurance-vie que l’on souhaite : l’accessibilité du contrat autorise alors l’ouverture d’autres contrats et permet en même temps de tester le contrat en cours et de diversifier son épargne sur des contrats multiples.

Quatre contrats proposent un versement initial de 100 € seulement et des versements complémentaires du même montant: MonFinancier Retraite vie, LinXea avenir, Puissance avenir et Fortuneo vie. L'épargnant peut donc les tester sans grand risque.

Les frais des contrats en ligne

Au début des années 2000, les nouveaux entrants sur le marché de l'assurance-vie en ligne comme Altaprofits, LinXea, Fortuneo, Boursorama ou ING Direct se sont démarqués en cassant les tarifs avec des frais d’entrée et d’arbitrage à 0%. Aujourd’hui, tous les contrats sur internet ont supprimé les frais d’entrée.

Toutefois, le marché peinant à se développer, ces nouveaux acteurs n’atteignent pas les volumes leur permettant d’être rentables. C’est ainsi que Boursorama Vie a commencé à remonter le taux de ses frais de gestion à partir de janvier 2017 à 0.75% sur son fonds en euros et à 0.85% sur ses fonds en unités de compte. L’assureur GENERALI fait pression sur ses autres distributeurs. A suivre….

Pour le moment, 3 contrats proposent des frais de gestion des supports en euros et en unités de compte à 0.60% seulement et pas de frais d'arbitrage en ligne: MonFinancier Retraite vie, Evolution vie et Puissance avenir.

 

Classement final des 10 meilleurs contrats d’assurance-vie sur internet en 2016

 

Au vu des 4 critères que nous avons retenu dans notre étude, le meilleur contrat d’assurance vie sur internet est sans conteste MonFinancier Retraite Vie .  C’est le contrat qui offre le meilleur taux sur son fonds en euros, le moins chargé en frais, le plus accessible et offrant une grande richesse de supports en unités de compte. Il propose également une gestion clé en main avec 5 profils adaptés à la sensibilité au risque de l’épargnant.

Il est suivi de près par Puissance avenir qui s’en démarque par une gamme moins profonde de supports en unités de compte mais qui propose de nombreuses options d’arbitrage programmés.

Arrive en 3ème position LinXéa Avenir un peu plus chargé en frais et qui offre, comme MonFinancier Retraite vie, une gestion pilotée.

 

 

 

 

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