Les deux indicateurs de tendance les plus performants

Temps de lecture estimé : 12 minutes

Dans cet article, je vais vous indiquer quels sont les deux indicateurs de tendance les plus performants

La tendance du cours d’une action n’est pas toujours simple à lire sur un graphique et quand elle est évidente, il est déjà trop tard pour passer à l’action car celle-ci peut se renverser.

La difficulté réside donc dans le fait de l’anticiper pour la mettre à profit.

Divers instruments technique sont à disposition de l’investisseur dont le plus simple est la moyenne mobile. Cette dernière est certainement efficace dans le long terme mais présente toutefois certaines difficultés dans le moyen et court terme.

Les deux meilleurs indicateurs sont, à mon avis, la MACD complétée par les bandes de Bollinger. Utilisés conjointement, ils se révèlent très efficaces et sûrs.

Qu’est-ce qu’une tendance ?

Une tendance est une direction claire, nette, précise, que prend l’ensemble des cours d’une action ou d’un indice. Cette direction doit être suffisamment soutenue dans le temps pour que l’on puisse parler de tendance.

Il y a tendance haussière lorsque les hausses journalières sont plus fortes que les baisses : le cours monte. A l’inverse, il y a tendance baissière lorsque les baisses prennent le pas sur les hausses : le cours baisse.

Un des fondamentaux de l’analyse boursière est de détecter le début des tendances afin de les mettre à profit. En effet, un début de tendance haussière sera une occasion d’achat alors que le début d’une tendance baissière sera favorable à la vente.

L’instrument le plus évident et le plus simple pour mesurer la tendance est la moyenne mobile. C’est toutefois un instrument qui présente certaines limites dans le court et moyen terme.

La limite des moyennes mobiles

Les moyennes mobiles ont pour objectif de supprimer les fluctuations journalières afin de dégager la tendance à plus long terme. Elles « lissent » la courbe des valeurs de bourse afin de la rendre plus lisible. Elles semblent donc constituer l’indicateur de tendance le plus simple à interpréter.

Toutefois, si le principe est simple, l’application s’avère plus compliquée. Après avoir décrit leur fonctionnement, je vais vous montrer qu‘elles ne sont pas suffisantes pour déceler une tendance de moyen ou court terme.

Qu’est-ce qu’une moyenne mobile ?

La moyenne mobile de n valeurs est calculée chaque jour en prenant dans l’ensemble des n valeurs la nouvelle valeur du jour qui vient remplacer la valeur la plus ancienne. Est ainsi calculée chaque jour une nouvelle moyenne.

La moyenne mobile à 10 jours (MM10) comprend les 10 derniers cours, la moyenne mobile à 50 jours (MM50) comprend les 50 derniers cours, etc…

Les moyennes mobiles sont principalement des moyennes arithmétiques (MMA), c’est à dire que l’on additionne les valeurs et l’on divise par le nombre de valeurs. Elles sont donc très simples à comprendre.

Les MM peuvent également être pondérées ou exponentielles (MME), l’objectif étant de donner davantage de poids aux derniers cours par rapport aux cours plus anciens (voir exemple ci-dessous).

Comment calculer une moyenne mobile arithmétique (MMA)?

Prenons l’exemple de l’action Apple et calculons une MMA sur 10 jours (MMA10). Les derniers cours à la date du 29 novembre 2018 étaient les suivants :

DateDernier coursMMA10
29/11179.55179.62
28/11180.94180.35
27/11174.24181.47
26/11174.62
23/11172.29
21/11176.78
20/11176.98
19/11185.86
16/11193.53
15/11191.41
14/11186.80
13/11192.23

Pour calculer la MMA10 du 29/11, on additionne les 10 dernières valeurs (entre le 29/11 et le 15/11) et l’on divise par 10. Le résultat est 179.62.

Pour calculer la MMA10 du 28/11, on additionne les 10 dernières valeurs (entre le 28/11 et le 14/11) et l’on divise par 10. Le résultat est 180.35.

Nous voyons ci-dessus le cours de l’action Apple et la moyenne mobile arithmétique sur 10 périodes (10 jours de cotation). Nous remarquons tout de suite que les changements de tendance ne sont pas anticipés par la moyenne mobile arithmétique.

Le graphique ci-dessus représente le cours de l’action Apple avec une moyenne mobile arithmétique non pas sur 10 périodes mais sur 100 périodes. La critique précédente est encore plus vraie: le changement de tendance très net lors de la première quinzaine d’octobre n’est pris en compte qu’un mois plus tard (fléchissement de la courbe de la moyenne mobile).

Comment calculer une moyenne mobile exponentielle (MME)?

Le principe de la MME est de donner un poids plus important aux derniers cours afin d’augmenter la réactivité de la moyenne mobile.

Elle est calculée en ajoutant une partie, plus ou moins importante, du cours de clôture du jour à la MME de la veille.

Cette fraction du cours du jour est calculée de la manière suivante :

2/(période + 1) * (cours j – MM j-1 ),

cours j correspond au cours du jour

MM j-1  est la MM exponentielle de la veille

Période est le nombre de jours sur lequel est calculée la MM exponentielle : 10 jours, 50 jours, 100 jours…

Reprenons l’exemple d’Apple et calculons la MM exponentielle sur 10 jours:

DateDernier coursMME10
29/11179.55181.89
28/11180.94182.41

La MME10 du 29/11 est 181.89. Elle est calculée en ajoutant à la MME10 de la veille une fraction du cours du jour.

181.89 = 182.41 + fraction du cours du jour.

La fraction du cours du jour est : 2/11 * (179.55 – 182.41) = -0.52

181.89 = 182.41 – 0.52

La compréhension de la MME est la même que la MMA. Toutefois, la MME est plus réactive que la MMA et est donc plus utilisée sur le court et moyen terme.

Le graphique ci-dessus reprend le cours le cours de l’action Apple avec la courbe de moyenne mobile exponentielle sur 10 périodes. On remarque qu’il n’y a pas beaucoup de différence avec la moyenne mobile arithmétique sur 10 périodes car la périodicité n’est pas assez importante pour faire une différence.

Le graphique ci-dessus représente toujours le cours de l’action Apple mais avec une moyenne mobile exponentielle sur 100 périodes. La différence avec la moyenne mobile arithmétique sur une même période est nette: la moyenne exponentielle indique le retournement de tendance plus tôt.

Comment utiliser les moyennes mobiles?

Pour établir une tendance fiable, il est conseillé de confronter les moyennes mobiles entre elles.

Une tendance baissière à long terme doit être confirmée par une tendance baissière à court terme pour déclencher une action de vente. De même pour la tendance haussière: elle doit être confirmée à long et court terme avant de déclencher une action d’achat.

Ainsi, une MM sur courte période haussière croisant à la hausse une MM de courte période haussière renforce le sentiment de hausse. L’achat est alors recommandé.

Inversement, une MM de période courte croisant à la baisse une MM de période longue renforce le sentiment de baisse. La vente est alors conseillée.

Le graphique ci-dessus représente le cours de l’action Apple accompagnée de sa moyenne mobile sur 10 périodes et de sa moyenne mobile sur 100 périodes. Le croisement des 2 courbes s’effectue le 9 novembre 2018. C’est un signal confirmé de tendance baissière. Mais là encore, ce signal est tardif.

Une seconde utilisation des MM et de les comparer avec le cours de bourse actuel.

Si le cours de bourse croise à la hausse une MM haussière, alors la tendance haussière est confirmée et l’acte d’achat peut s’effectuer.

Inversement, si le cours croise à la baisse une MM baissière, alors la tendance baissière est confirmée et la vente peut se faire.

Le graphique ci-dessus représente toujours l’action Apple accompagnée d’une moyenne mobile sur 10 périodes. Un signal d’achat est donné le 31 juillet 2018, un signal de vente est donné le 1er novembre 2018.

Mon avis sur les moyennes mobiles

Les moyennes mobiles ne sont pas suffisantes pour déceler la tendance à court et moyen terme, pour deux raisons principales: elles sont en retard sur la réalité des cours et sont en quelque sorte « aveugles » quant à l’avenir. D’autre part, la bonne périodicité s’avère particulièrement difficile à choisir: la MM20 est-elle préférable à la MM50 ou à la MM100?

La principale critique que l’on peut adresser aux moyennes mobiles est qu’elles constituent, de par leur construction, un indicateur à retardement. En effet, elles prennent en compte les valeurs passées pour calculer la moyenne. Et cet effet « d’inertie » est d’autant plus important que le nombre de valeurs prises en compte est important. L’inertie d’une MM200 est bien plus forte que celle d’une MM10.

Mais, paradoxalement, la MM200 dégage une vraie tendance de fond puisqu’elle est calculée sur un grand nombre de valeurs, elle est donc assez fiable, alors qu’une MM10 donne la tendance sur 10 jours seulement, laquelle tendance peut se retourner très rapidement.

Si la périodicité est importante, la tendance est fiable mais datée. Et si la périodicité est petite, la tendance est peu fiable mais récente.

Pour un trading à long terme, pour une gestion passive du portefeuille, la MM200 est recommandée.

Par contre, pour un trading plus actif, les MM  à court et moyen terme (périodicité de 10 à 100) ne se suffisent pas en elles-mêmes pour établir des prévisions de tendance

La bonne périodicité est difficile à trouver. Le même jour, une MM sur une faible périodicité pourra indiquer une tendance à la hausse alors qu’une MM sur une périodicité plus longue indiquera le contraire.

L’indicateur MACD est une réponse à ces 2 critiques. Je vais vous le présenter et vous indiquer pourquoi il est bien plus performant que les moyennes mobiles classiques à court et moyen terme.

La MACD: l’indicateur principal de la tendance

La MACD (Moving Average Convergence Divergence ou convergence et divergence des moyennes mobiles) est un indicateur de tendance basé sur la comparaison des moyennes mobiles qui sont exponentielles et non pas arithmétique comme habituellement.

Les moyennes exponentielles sont des moyennes plus réactives parce qu’elles donnent plus de poids aux cours récents et parce que ce poids décroit exponentiellement avec l’ancienneté des cours. Leur utilisation permet donc de répondre à la première critique des moyennes mobiles arithmétiques qui est leur importante inertie et leur manque de réactivité.

D’autre part, la MACD utilise la comparaison de 3 moyennes mobiles exponentielles et cela répond à la deuxième critique des moyennes mobiles qui est leur difficulté à prévoir la tendance due à l’hésitation que l’on peut avoir sur le choix de la périodicité.

Qu’est-ce que la MACD ?

La MACD est la comparaison entre deux courbes.

La première courbe, appelée ligne MACD rapide, est la différence entre deux moyennes mobiles exponentielles qui ont chacune des périodicités différentes. Le créateur de la méthode, Gerald Appel, dans « Systems and Forecats », préconise de comparer une moyenne mobile exponentielle longue, sur 26 jours, avec une moyenne courte, sur 12 jours. Elle est traditionnellement représentée en bleue.

Cette MACD est notée MACD (26,12). Il est tout à fait possible de calculer une MACD avec d’autres périodicités. Le résultat sera bien sur différent. On trouve d’ailleurs des dizaines de variantes de MACD. C’est la raison pour laquelle il faut bien vérifier les périodicités avant d’appliquer cet indicateur.

On ajoute sur le graphique une seconde courbe, appelée ligne de signal, traditionnellement représentée en rouge, qui est une moyenne mobile exponentielle de période 9 jours.

La différence entre la ligne rouge et la ligne bleue constitue la divergence (ou la convergence) et est représentée sous forme d’histogramme en bâtons. Quand les bâtons sont longs, cela signifie que l’écart entre les deux courbes est important (et inversement quand les bâtons sont courts).

Cet histogramme permet également de visualiser les renversements de tendance, les bâtons étant représentés en bleu quand la MACD est au-dessus de son signal, et en rouge quand c’est l’inverse.

Autrement dit, quand l’histogramme est bleu, on est en période de hausse. Quand l’histogramme est rouge, on est en période de baisse.

Le graphique ci-dessus représente la MACD de l’action Apple. La ligne bleue représente la ligne principale MACD (différence entre une moyenne mobile exponentielle sur 26 périodes et une moyenne mobile exponentielle sur 12 périodes de l’action). La ligne bleue est une moyenne exponentielle sur 9 périodes.

L’histogramme est bleu pendant une période continue et correspond parfaitement à une période de hausse. Il devient rouge et la période de baisse de l’action Apple est bien constatée.

En regardant simplement la couleur des histogrammes, on remarque que la tendance de baisse a été anticipée de manière beaucoup plus pertinente qu’en utilisant les simples moyennes arithmétiques.

Comment utiliser la MACD ?

Il y a deux manières d’utiliser la MACD: en observant le croisement des courbes et, de manière plus subtile, en observant la divergence entre l’évolution du cours et l’évolution de la MACD.

Le croisement des courbes

La première manière pour utiliser la MACD est de repérer les croisements entre la ligne bleue (MACD rapide) et la ligne rouge (Ligne de signal).

Lorsque la courbe bleue passe au-dessus de la ligne rouge, ligne de signal, cela indique une tendance à la hausse et l’achat est recommandé. Inversement, lorsque la ligne bleue passe en-dessous de la ligne rouge, la tendance à la baisse est confirmée et la vente est alors recommandée.

Sur le graphique ci-dessus, appliquée à l’action Apple, la MACD envoie des signaux d’achat et de vente qui se sont révélés sûrs. Ils ont été de plus parfaitement anticipés.

Pour être certain de ne pas se tromper, la décision d’achat ou de vente doit s’effectuer après une période de hausse ou de baisse suffisamment longue. Il faut compter raisonnablement plus d’une dizaine de jours de hausse (ou de baisse) avant de passer à l’acte.

Si les croisements des courbes, à la hausse puis à la baisse, ou inversement, à la hausse puis à la baisse, sont trop rapprochés, alors la tendance n’est pas correctement dessinée. On se trouve alors dans une période de volatilité trop forte pour prendre une décision.

La divergence entre l’évolution des cours et l’évolution de la MACD.

La divergence entre le cours et la ligne MACD permet de déterminer la fin d’une tendance et donc un éventuel changement de tendance. Il faut toutefois, à mon avis, rester très prudent quant à cette lecture.

Lorsque la ligne de prix atteint un nouveau plus bas et que l’histogramme reste supérieur à son précédent plus bas, on a une divergence: le prix et le MACD prennent deux directions opposés. C’est une divergence haussière car la tendance est à la hausse alors que le prix est en baisse. C’est le parfait moment pour acheter.

Inversement, lorsque la ligne des prix atteint un nouveau plus haut alors que l’histogramme reste en dessous de son précédent plus haut, on a une divergence baissière. La tendance est à la baisse mais les prix sont encore à la hausse: c’est le moment de vendre.

Toujours appliquée à l’action Apple, la MACD permet de déceler quelques divergences. Toutefois, sur la période considérée, celles-ci ne s’avèrent pas plus pertinentes que l’interprétation classique de la MACD.

Mon avis sur la MACD

La MACD, basée sur les moyennes mobiles exponentielles, est un indicateur assez réactif qui permet de déceler les changements de tendance assez tôt. En cela, il est plus performant que les moyennes mobiles arithmétiques classiques.

D’autre part, c’est la combinaison de 3 moyennes qui permet d’établir un diagnostic et non pas une seule moyenne. La tendance est donc bien confirmée.

Toutefois, plus la prévision se fait en amont, plus le risque d’erreur est important. Il est donc souhaitable de confirmer les informations données par un autre indicateur. Cet autre indicateur s’appelle « bandes de Bollinger ».

La confirmation nécessaire par les bandes de Bollinger

Je vous ai indiqué que la MACD utilise les moyennes exponentielles pour améliorer la réactivité des moyennes mobiles. Je vais vous montrer que les Bandes de Bollinger servent à confirmer la tendance des moyennes mobiles et complètent parfaitement les informations données par la MACD.

Que sont les bandes de Bollinger ?

Les bandes de Bollinger (inventées par l’auteur du même nom, John Bollinger) sont constituées de deux lignes englobant une ligne de moyenne mobile centrale. Ces 2 lignes forment un tunnel englobant la ligne de cours. Selon les statistiques, leur construction est telle que la ligne de cours se situe à 95% à l’intérieur de ce tunnel.

La moyenne mobile est généralement calculée sur n périodes (généralement 20). La ligne supérieure est égale à deux fois l’écart-type de la moyenne mobile ajoutés à la valeur de la moyenne mobile, la ligne inférieure est égale à deux fois l’écart-type retranchés de la moyenne mobile.

Les bandes de Bollinger montrent si les cours s’éloignent trop des moyennes mobiles. Elles permettent de visualiser si les cours sont bien dans la tendance ou s’ils s’en éloignent du fait d’une volatilité plus grande. Si les bandes sont resserrées, la volatilité est faible, le marché est calme, la tendance est claire. Plus les bandes sont éloignées, plus la volatilité est forte, plus le marché est agité, moins la tendance est claire.

Le graphique ci-dessus représente les bandes de Bollinger appliquées à l’action Apple. La ligne rouge est une moyenne mobile arithmétique sur 10 périodes. Elle est entourée de deux lignes représentant 2 fois l’écart-type correspond à cette moyenne et formant une sorte de tunnel.

Comment construire les bandes de Bollinger ?

Reprenons l’exemple de l’action Apple au 29/11. Nous avons déjà calculé sa MM10 (voir ci-dessus).

DateDernier coursMMA10
29/11179.55179.62

Calculons maintenant son écart-type. Celui-ci est donné par la formule :

x̅ = 179.62 et n = 10

DateX (Cours de l’action)x – x̅(x – x̅)2
29-nov179,55-0,070,00
28-nov180,941,321,74
27-nov174,24-5,3828,94
26-nov174,62-525,00
23-nov172,29-7,3353,73
21-nov176,78-2,848,07
20-nov176,98-2,646,97
19-nov185,866,2438,94
16-nov193,5313,91193,49
15-nov191,4111,79139,00

∑(x – x̅)2 = 495,89 et ∑(x – x̅)/10 = 49,59

L’écart-type est donc 7,04

Au 29 novembre, la moyenne mobile est 179,62 avec un écart-type de 7,04. La bande supérieure sera située à 179,62 + 2*7,04, c’est-à-dire à 193.70 et la bande inférieure à 179,62 – 2*7,04, c’est-à-dire à 165,54

Le graphique représente les bandes de Bollinger appliquées à l’action Apple. La ligne rouge est une moyenne mobile sur 10 périodes. Nous retrouvons bien les valeurs de 193,70 et de 165.54 au 29 novembre 2018.

Le tunnel est plus resserré que sur une représentation des bandes de Bollinger avec une moyenne mobile sur 20 périodes.

Comment utiliser les bandes de Bollinger ?

L’interprétation des bandes de Bollinger peut se faire de 3 manières: en observant la largeur des bandes, la position du cours en dehors du tunnel et la position du cours à l’intérieur du tunnel.

La largeur des bandes

Dans un marché avec une forte volatilité, l’écart-type devient plus important,  le tunnel formé par les bandes s’élargit.

De manière opposée, lorsque la volatilité baisse, la valeur de l’écart-type diminue et le tunnel formé par les lignes d’écart-type se rétrécit.

L’écartement ou le rétrécissement du tunnel est donc un indicateur de la volatilité du cours de l’action. Il est démontré que les périodes de faible volatilité annoncent souvent une envolée des prix.

L’écartement et le resserrement des bandes n’est pas toujours facile à juger visuellement. Il existe, sur la plupart des logiciels chartistes, une courbe additionnelle qui reproduit la largeur du tunnel en une courbe : plus celle-ci est élevée, plus la largeur du tunnel est important.

Sur le graphique ci-dessus, l’indicateur de largeur de bandes est une ligne qui s’élève plus ou moins. Cette ligne s’élève fortement à partir de début novembre: les bandes s’élargissent fortement, ce qui n’est pas évident à observer avec le seul schéma puisque le tunnel semble avoir une largeur quasi identique.

La position du cours à l’extérieur des bandes

Si le cours « transperce » le haut des bandes, alors le mouvement haussier continuera probablement. La tendance haussière sera forte.

A l’inverse, si le cours commence à franchir le bas des bandes, alors le mouvement baissier est confirmé, et la tendance baissière sera forte.

Le resserrement des lignes est d’ailleurs une opportunité pour apprécier la force de la tendance. En effet, lorsque les bandes se resserrent, la probabilité que le cours s’échappe temporairement du tunnel s’accroît.

Toujours sur l’action Apple, le cours s’échappe plusieurs fois du tunnel. A chaque fois, la tendance haussière ou baissière anticipée est bien confirmée. 

La position du cours à l’intérieur du tunnel

Par construction, la ligne de cours a tendance à aller vers le milieu du tunnel, elle « rebondit » sur les lignes supérieures et inférieures. Les bandes de Bollinger font alors office de support et de résistance. Par construction statistique, le rebond est sûr à 95%. Cette information permet donc de déceler la direction du cours à 95%.

Quand le cours se rapproche de la bande supérieure, cela signifie un rebond vers le centre. De manière identique, si le cours se rapproche de la bande inférieure, la probabilité est forte d’un rebond vers le centre.

Toujours sur l’action Apple, le cours rebondit plusieurs fois sur les parois du tunnel qui jouent bien leur rôle de support ou de résistance.

Mon avis sur les bandes de Bollinger

Les bandes de Bollinger est un outil puissant puisqu’il permet de mesurer le sens et la force de la tendance, d’indiquer des seuils de support et de résistance et d’apprécier la volatilité autour de la tendance.

Une de ses  limites serait l’absence de prise en compte du volume de transaction effectué. En effet, cette analyse donne une importance trop grande à des transactions effectuées à des prix exceptionnels mais pour lesquels les volumes sont faibles.

Toutefois, il est possible de faire cette critique à la plupart des indicateurs techniques. C’est la raison pour laquelle il faut toujours avoir un œil sur les quantités échangées pour valider l’analyse technique.

Conclusion

La MACD est un indicateur de tendance basée sur les moyennes mobiles exponentielles. C’est un indicateur très réactif qui permet de déceler les changements de tendance assez tôt mais avec un risque d’erreur.

Les bandes de Bollinger, basées sur les écart-types qui encadrent une moyenne mobile, mesurent la volatilité du cours d’une action autour  d’une tendance. Autrement dit, c’est un outil qui « certifie » la tendance, qui la confirme.

Ces 2 outils se complètent parfaitement puisque l’un va certifier ce que l’autre a anticipé.

Je vous conseille donc dans un premier temps d’utiliser la MACD et lorsque vous aurez décelé une tendance, de la confirmer avec les bandes de Bollinger. La probabilité de faire des trades gagnants est ainsi augmentée considérablement.

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