ETF, tracker : Le guide ultime

Dans cet article, je vais vous révéler tout ce que vous devez savoir sur les ETF/trackers. A la fin, je vous dévoilerais quel est le meilleur ETF CAC 40 :

Connaissez-vous le meilleur investisseur du monde ? Il s’appelle Warren Buffett. Dans les colonnes du Financial Times, il conseillait à sa femme et aux investisseurs du monde d’entier d’investir dans les ETF. 

De quoi vous donner envie d’en savoir plus, non ?

Etf, tracker : Qu’est-ce que c’est ?

Les ETF (acronyme anglais de Exchanged Traded Funds), appelés également Trackers en France connaissent un succès fulgurant ces dernières années. Ils représentent aujourd’hui jusqu’à 9,5% du volume total échangé sur les bourses européennes (source : Deutsche Bank European Monthly ETF Market Review – Mars 2015).

Ils ont pour objet de répliquer la performance d’un indice-actions, d’un indice-obligataire ou encore d’un indice-matières premières. Ces indices peuvent être généraux (CAC 40) ou bien sectorielles (automobiles, assurances).

On compte aujourd’hui environ 1500 ETF sur les places boursières européennes.

ETF, tracker : Qu’appelle t-on sous-jacent ?

Pour les débutants en bourse, le terme « sous-jacent » peut paraitre barbare. Il n’en est rien : Le sous-jacent est l’indice que reproduit le tracker.

Par exemple, le sous-jacent de l’ETF CAC 40 est… Le CAC 40 ! Et les 40 actions qui le composent.

ETF, tracker : De nombreux avantages

Les trackers, contrairement à l’achat d’un bien immobilier ou d’un lingot d’or, se négocient aussi facilement sur Euronext Paris q’une action ordinaire, la cotation étant continue de 9h à 17h30.

Les trackers peuvent donc être considérés comme des investissements « liquides ».

Les trackers, nous le verrons un peu plus tard, peuvent être éligibles au PEA, diminuant ainsi la fiscalité. Contrairement à un investissement en actions, vous ne recevrez jamais de dividendes, ce sont les ETF qui les reçoivent, ce qui vient diminuer d’autant votre feuille d’impôts.

Nous le verrons également plus tard, il est possible d’acheter des trackers à effet de levier : Par exemple des trackers short qui inversent la performance d’un indice (le CAC 40 perd 1%, vous gagnez 1%).

Les ETF ne peuvent pas faire faillite contrairement aux actions. Vous le savez, si le cours de bourse d’une action chute trop, celle-ci sort de l’indice et est remplacée par une nouvelle action. Il reste possible qu’une action du CAC 40 comme TOTAL fasse subitement faillite du jour au lendemain, il est peu probable que les 40 actions du CAC 40 fassent faillite en même temps. Un investissement en trackers est donc moins risqué qu’un investissement en actions.

Les ETF recopient automatiquement leur indice de référence. C’est le mot « automatiquement » qui est important ici, pas d’équipes de gestionnaires à payer et ce sont les frais qui s’en ressentent : de 0,10% à 0,40% pour les ETF, 5% en moyenne pour les fonds d’investissement.

Les 3 types d’ETF

Il existe 3 types d’ETF qui ont des comportements, bien que copiant parfois le même indice, totalement différents :

  • Les ETF « standard » copient purement et simplement l’indice de référence, par exemple le CAC 40.
  • Les Leveraged ETF multiplient les rendements journaliers, on parle d’effet de levier (rendement *2, *3, etc…)
  • Enfin, les Short ETF inversent les rendements journaliers. Exemple, si l’indice gagne +1%, le Short ETF perdra 1% (et inversement).

ETF « standard »

Les ETF standard se contente d’acheter à votre place toutes les actions de l’indice de référence.

Les trackers présentent donc un moyen simple et économique de se constituer un portefeuille complet : acheter des trackers est plus simple et moins coûteux que d’acheter l’ensemble des actions constitutives de l’indice sous-jacent.

Leveraged ETF

Les Leveraged ETF multiplient les rendements journaliers via un effet de levier obtenu par emprunt. Ce n’est pas vous qui faites un emprunt mais l’émetteur de l’ETF.

Dans la pratique, cela permet de multiplier vos pertes et vos gains par le levier. Dans le cas d’un levier 2, si le CAC 40 perd 1%, le Leveraged ETF CAC 40 levier 2 perdra 2%. Si le CAC 40 gagne 1%, vous gagnez 2%.

Il existe même des ETF multipliant par 2, 3 ou même 4 les performances d’un indice. La conclusion est donc évidente : Plus l’effet de levier est important et plus le risque l’est aussi !

Imaginons que vous achetiez un ETF CAC 40 levier 4. Si le CAC 40 perd 10% en une semaine, vous perdrez alors 10%*4 soit 40% de votre investissement initial !

L’inverse est aussi vrai : Si le CAC 40 gagne 10% en une semaine, vous gagnez 40% à titre personnel.

Les leveraged ETF sont repérables au nom du tracker qui comprend généralement « LEVERAGE », exemple : LYXOR UCITS ETF LEVERAGE CAC 40 recopie le CAC 40 avec un effet de levier de 2.

ETF, tracker 1

Source : morningstar.fr

Voici les performances annuelles de ce tracker de 2009 à 2014 : +45,36%, -6,69%, -33,26%, +35,40%, +44,31%, +0,70%.

Vous l’aurez compris, les leveraged ETF sont réservés aux investisseurs les plus avertis !

Short ETF

Les short ETF offrent l’inverse du rendement d’un indice.

Exemple : Le CAC 40 perd 1%, le short ETF CAC 40 gagnera 1%. Vous pouvez donc potentiellement gagner avec les ETF, à la hausse comme à la baisse, ce qui peut être intéressant pour des investisseurs (encore une fois) avertis.

Les short ETF sont repérables au nom du tracker qui comprend généralement « SHORT », exemple : AMUNDI ETF SHORT CAC 40 DAILY UCITS ETF

ETF, tracker 2

Source : morningstar.fr

Voici les performances annuelles de ce tracker de 2010 à 2014 : -5,83%, +6,93%, -20,92%, -20,48%, -5,53%.

A noter que les effets short et leveraged peuvent se combiner. C’est le cas par exemple du tracker : LYXOR UCITS ETF CAC 40 DAILY DOUBLE SHORT. Ce tracker offre deux fois la performance inverse du CAC 40. Si le CAC 40 perd 1%, le tracker gagnera 2%.

ETF, tracker

Source : morningstar.fr

Voici les performances annuelles de ce tracker de 2008 à 2014 : +81,36%, -51,17%, -16,83%, +5,08%, -40,72%, -38,15%, +13,88%.

Le TFE : Total des Frais sur Encours

Le TFE peut être considéré comme la commission annuelle de l’ETF. Il est, pour les ETF, connu d’avance et largement publié. Les ETF étant particulièrement appréciés des investisseurs pour leurs faibles coûts de gestion.

Certains trackers offrent des TFE inférieurs à 0,10%. D’une manière générale, le TFE moyen est de 0,33% en Europe (Source : Deutsche Bank European Monthly ETF Market Review – Mars 2015).

Inutile de le préciser : Plus le TFE est faible et mieux c’est pour l’investisseur.

Comment choisir un ETF ?

Le tracking error et le tracking difference sont souvent considérés comme des arguments en faveur de tel ou tel ETF.

Dans le meilleur des mondes, un ETF parfait offre un tracking error et un tracking différence égal à 0.

Le tracking error

Le tracking error représente la volatilité annualisée du cours de l’ETF par rapport à l’indice. C’est en quelque sorte un indice de mesure de la capacité pour un ETF à « coller » à son indice.

Le tracking difference

Le tracking error est complété par le tracking différence, aussi appelé écart de performance. Celui-ci indique le décalage positif ou négatif de l’indice par rapport au cours de l’ETF.

Dans un monde parfait, le tracking différence devrait être égal au TFE de l’ETF.

ETF, tracker : Réplication synthétique ou physique ?

Dans le monde des ETF, un débat fait rage : Celui de l’opposition des ETF synthétique et physique.

  • Les ETF physiques sont des fonds qui achètent réellement toutes les actions d’un indice, ce qui demandent d’énormes moyens.
  • Les ETF synthétiques, quant à eux, répliquent l’indice via des produits dérivés.

Pour l’investisseur néophyte, le point le plus important à regarder reste la performance du tracker par rapport à l’indice.

Pour certains investisseurs, la réplication a son importance. Même si la réplication physique demande d’énormes moyens, cela a un côté rassurant pour son côté tangible (tout comme l’investissement dans l’or d’ailleurs).

Vous devez savoir que cette réplication physique a un coût non négligeable, c’est pour cette raison que je vous conseille de privilégier les ETF dont les frais de gestion sont les plus faibles, même si la réplication est synthétique.

Quels sont les plus gros émetteurs d’ETF du marché ?

Il existe de très gros émetteurs d’ETF, comme des très petits. Je vous conseille de vous tenir aux gros pour des raisons évidentes : risque moindre, volume d’échange plus élevé, etc…

Voici les principaux émetteurs d’ETF français :

  • LYXOR (Société Générale)
  • EasyETF (BNP Paribas)

Voici les principaux émetteurs d’ETF dans le monde :

ETF, tracker : Comment choisir l’indice de référence ?

Au-dela de la question du choix de l’ETF, c’est la question de l’indice de référence qui devrait se poser en premier.

Il existe trois types d’indices pour trois types de stratégies :

  • Stratégie indicielle : Vous choisissez un indice et achetez l’ETF correspondant.
  • Stratégie géographique : Vous choisissez des indices rentrant dans une zone géographique précise. Exemple : L’Europe, vous achetez des ETF CAC 40 (France), ETF BEL 20 (Belgique), DAX (Allemagne), etc…
  • Stratégie sectorielle : Vous choisissez un secteur et vous achetez les ETF correspondant. Exemple : biotechnologies, il existe une quinzaine d’ETF biotechnologies à ce jour.

Comment comparer l’ETF à son indice de référence ?

Vous n’êtes pas sans savoir qu’une partie des entreprises cotées en bourse versent des dividendes à leurs actionnaires « directs ».

Beaucoup d’investisseurs ont du mal à comprendre que les performances des indices sont hors versement des dividendes.

Les ETF reçoivent bien des dividendes qu’ils réinvestissent et recapitalisent dans l’indice. En clair, les indices sont hors dividendes et les ETF sont « dividendes inclus ».

Il existe trois manières distinctes d’analyser les performances d’un indice boursier :

  • Le PR ou Price Return : C’est le cas le plus classique, pas de prise en compte des dividendes, exemple : CAC 40
  • Le GR ou Gross Return (Total Return parfois) : L’indice prend en compte les dividendes qui sont virtuellement réinvestis et capitalisés. C’est comme si vous utilisiez les dividendes pour racheter des actions de la même société. Exemple : CAC 40 GR
  • Le NR ou Net Return : Cette dernière catégorie intègre une notion de fiscalité, les dividendes sont réinvestis nets de dividendes. Exemple : CAC 40 NR

ETF, tracker

CAC 40 (rouge) et CAC 40 GR (bleu), source : Euronext.com

Sur la période donnée (environ 5 ans), la performance passe du simple au double entre les deux indices ! Si vous êtes amené à comparer l’ETF à son indice de référence, pensez bien à le comparer à l’indice dividendes réinvestis.

L’éligibilité PEA

La fiscalité étant une priorité pour la majorité des investisseurs français, vous devez savoir qu’il existe des trackers exigibles au PEA. Environ la moitié de tous les ETF côtés sur Euronext sont éligibles au PEA.

Ce sont les trackers recopiant des indices européens : CAC 40, FTSE 100 (Londres), DAX (Allemagne), etc…

Certains types de trackers sont exclus du fait du sous-jacent, lui même non éligible au PEA : Les trackers indexés sur les obligations ou sur les actions asiatiques par exemple.

ETF, tracker : 5 critères pour bien choisir

Voici les 5 critères les plus importants pour réussir son investissement dans les trackers :

  • Regarder attentivement les frais de gestions avant d’investir
  • Ne pas surestimer les performances passées
  • Regarder l’historique du prix de l’ETF pour estimer la volatilité et le risque
  • Ne pas acheter trop d’ETF différents (acheter un ETF, c’est déjà diversifier !)
  • Acheter un tracker et le garder sur le long terme

ETF, tracker : l’outil indispensable pour bien choisir

Le site Morningstar fournit un outil précieux pour tous les investisseurs en ETF :  http://www.morningstar.fr/fr/etfs/. Je vais vous le présenter dans les lignes qui suivent.

ETF, tracker

Source : morningstar.com

Vous pouvez accéder aux différents ETF selon leur catégorie :

  • ETF 5 étoiles : 5 étoiles selon le système de notation propre à Morningstar
  • Actions : ETF recopiant les indices-actions
  • Obligations : ETF recopiant les indices-obligations. Ces ETF ne seront jamais éligibles au PEA

Vous avez également un onglet qui vous permet de classer tous les ETF par performance :

ETF, tracker

Source : morningstar.com

Je vous conseille, par mesure de prudence, de regarder les meilleurs performances sur 5 ans plutôt que depuis le début de l’année.

ETF, tracker 6

Source : morningstar.com

C’est sans surprise que l’on retrouve dans les premières places des trackers à effet de levier (leverage).

A titre d’information, si vous aviez investi dans le tracker LYXOR NASDAQ-100 DAILY LEVERAGE il y a 5 ans, vous auriez multiplié votre capital… Par 5 ! Qui a dit que c’était dur de devenir riche ? 🙂

Quel est le meilleur ETF CAC 40 ?

Les trackers CAC 40 sont tous suffisamment vieux pour que l’on ait besoin de ne s’attarder que sur une seule chose : la performance.

Le meilleur ETF CAC 40 est donc celui qui a produit la meilleure performance sur une période suffisamment longue, disons 5 ans. Pour cela, direction l’outil de morningstar :

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Source : morningstar.com

Le premier ETF recopiant l’indice MSCI FRANCE, c’est l’ETF AMUNDI ETF CAC 40 UCITS ETF D qui est le meilleur ETF CAC 40.

Pour conclure, nous pouvons noter que sur une période suffisamment longue, l’objectif de 10% par an est presque atteint !

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